Trans’ Alpes, Trans Pyr’ et HRP 2014 : vos retours

Les pentes Nord du Bric Froid depuis le Col Clapis

Les pentes Nord du Bric Froid depuis le Col Clapis

Le 21 juin, nous avons entamé une traversée de la partie Sud de la Trans’ Alpes, à partir du petit village italien de Salbertrand (étape 22). Le premier col en altitude était le Col Clapis, 2850 m, bien garni de neige à partir de 2600 m. La neige étant plutôt bonne et les pentes raisonnables, l’absence de crampons n’est pas problématique mais l’enneigement important de ce col laisse présager de la suite… Sans vous raconter le parcours par le menu, l’enneigement des cols fut en effet important et la neige parfois dure en raison de gelées nocturnes assez marquées. Nous avons donc dû parfois opter pour des solutions de repli, notamment au niveau de la Brèche de Borgonio et du Pas de Corborant.

A propos du Pas de Corborant, nous l’avons évité en empruntant un sentier qui avait suscité une vive polémique lors de sa création en 2008, sentier qui nous a mené au Pas de Colle Longue où une descente facile en Italie permet de rejoindre l’excellent rifugio del Laus (ou Alexandris Foches). Nous reparlerons de ce sentier (et surtout des circonstances de sa création) dans un futur article mais on peut déjà le considérer comme une alternative bienvenue au redoutable Pas de Corborant.
Après de trop longues intempéries et pas assez équipé (crampons) pour affronter le massif de l’Argentera et le versant Nord du Gélas, nous avons décidé d’arrêter notre trek à Isola 2000.
Cette année, la neige a été particulièrement tenace dans la moitié Sud des Alpes, surtout dans les secteurs Argentera-Mercantour, au point qu’il y a quelques jours encore, le gardien du refuge de Pagari conseillait encore vivement les crampons pour franchir le passage de l’Arête des Glaciers dans l’étape 38 de la Trans’ Alpes.

La moralité de cette traversée de la moitié Sud pourrait être : si tu veux partir tôt sur la Trans’ Alpes, n’oublie pas ton piolet et tes crampons (et tes gants et ton bonnet)…

D’après les premiers échos que nous avons reçus, que ce soit dans les Alpes ou dans les Pyrénées, la cuvée 2014 s’annonce comme un millésime neigeux avec une météo mitigée voire carrément hostile.

Jérôme

Changement d’itinéraire dans l’étape 3 de la Trans Pyr’

Notre ami le botaniste Jean-Yves nous avait alertés dans l’un de ses commentaires sur un changement d’itinéraire dans l’étape 3 de la Trans Pyr’ (ou dans les étapes 38 et 39 de la HRP) mais nous reprenons l’info pour la mettre en valeur, au cas où elle aurait échappé à votre œil averti.
Si l’on suit la Trans Pyr’, ce changement intervient au niveau du Roc de France : il ne faut plus descendre sur le Can Félix par le Coll del Ric car le propriétaire de cet immense domaine ne veut plus que les randonneurs traversent ses terres. Nous ne connaissons pas les raisons de cette décision mais il est possible qu’elle soit motivée par le comportement indélicat de quelques randonneurs.
Le nouvel itinéraire suit la crête frontière après le Roc de France jusqu’au Col de Périllou (ou Perello) puis descend par un sentier balisé sur l’écogîte de la Palette, où vous attendent un chaleureux accueil et une bonne nourriture bio. Ensuite, il est possible de rejoindre Amélie en passant par Montalba mais on peut aussi suivre le GR10 jusqu’à Arles-sur-Tech puis jusqu’au gîte de Batère.
Bonne rando !

Trans’ Alpes, Trans Pyr’ et HRP 2014, vos questions, c’est maintenant !

Petit message aux « retardataires » qui auraient des questions à me poser pour préparer leur traversée des Pyrénées ou des Alpes : je suis de mon côté en train de mettre au point une traversée Trans’ Alpes pour cet été et serai absent à partir du 15-20 juin, avec un retour prévu autour du 15 août. Donc, à moins que vous ne partiez qu’en fin de saison, il vous reste deux grosses semaines pour m’adresser vos questions, d’autant qu’il faut parfois plusieurs échanges pour bien préciser les choses.
De même pour ceux qui souhaiteraient quelques scans de la carte AsF n°5 qui est épuisée (voir notre article à ce sujet), n’hésitez pas à faire votre demande dès maintenant, je suis maintenant rompu à la manœuvre…
Bien sûr, un ami s’occupera des affaires courantes pour les éditions pendant mon absence mais il n’a pas fait les traversées et ne pourra probablement pas répondre à vos questions qui sont souvent d’ordre pratique ; donc, à vos claviers !
Bons préparatifs et bonne rando à tous !

Trans’ Alpes : Carte AsF n°5 épuisée

Vous savez sans doute qu’il existe une série de carto-guides au 1/25000 (Alpes sans Frontières, AsF) qui couvre les zones frontalières entre la France et l’Italie. Initialement, 20 carto-guides étaient prévus mais seulement 17 ont été réalisés ; il manque les trois concernant la frontière franco-suisse (n° 18 à 20). Si la partie « guide » de ces carto-guides nous a paru assez touffue (quand nous avons réussi à l’avoir en français), nous avons par contre beaucoup apprécié les cartes dont certaines nous sont très utiles pour la Trans’ Alpes, qui passe souvent sur le « versant » italien.

Carte AsF n°5 Argentera - Mercantour

Nous abordons ici un problème relatif à la carte AsF n°5, intitulée Argentera – Mercantour, concernant les étapes 36 et 37 de la Trans’ Alpes. Chaque année, nous sommes amené à envoyer les scans de cette carte n°5 de manière individuelle à plusieurs randonneurs (pour ne pas dire plus) qui se trouvent dans l’impossibilité de se la procurer, que ce soit la version papier ou même la version électronique.

Nous sommes donc intervenu auprès de la Fédération Française des Clubs de Montagne et Alpinisme (FFCAM) afin de demander la permission de donner en libre service sur notre site les quelques scans A4 relatifs à la carte non disponible. Après quelques échanges de mails, celle-ci nous a renvoyé vers l’IGN qui détient les droits sur ces cartes.
Nous avons alors proposé à l’IGN de faire figurer sur les scans en surimpression le logo de l’IGN de manière à ce qu’on ne puisse ignorer la provenance des documents mais rien n’y a fait. On nous a baladé de correspondant en correspondant jusqu’à ce qu’on nous dise que c’étaient des documents soumis à des droits… Sans blague, merci du renseignement !
Nous avons pourtant avancé auprès de l’IGN l’argument que ces extraits de cartes au 1/25000 fournissaient des renseignements importants sur cette étape délicate qu’est l’étape 37 (le Colle di Brocan est l’un des plus sauvages de la Trans’ Alpes) et que la sécurité des randonneurs était en jeu d’une certaine manière : en effet, pour une étape aussi ardue, une carte au 1/25000 est toujours appréciable. Elle permet de se situer et de suivre plus facilement le descriptif de l’étape. Mais cet argument est visiblement de peu de poids devant la question des droits…
N’oublions pas que l’IGN est une structure de l’état, que vous et moi alimentons avec nos faibles deniers ! C’est vrai que sur ce coup-là, l’IGN n’a aucun bénéfice direct à tirer de son geste, à part se faire un peu de pub et rendre service à des gens qui les font vivre et sont en plus de très bons clients (car nous avons tous acheté un certain nombre de cartes IGN au 1/25000 et dans ce cas précis, les randonneurs veulent encore acheter cette carte n°5 mais ils ne peuvent pas), mais ce genre de considération n’a plus cours de nos jours. Les seuls arguments qui pourraient émouvoir ces braves gens seraient sans doute un beau chèque avec plein de zéros…
En attendant, le zéro, nous l’attribuons à l’IGN ! Et bien pointé !
Nous avons consacré cet article au carto-guide AsF n°5 mais il semble (nous venons de vérifier sur le site de l’IGN) que le carto-guide n°8 soit également épuisé, alors que le n°4 serait en cours de réapprovisionnement… Pour le n°8, ce n’est pas vraiment un problème puisque les zones qui nous intéressent sont également présentes sur les cartes françaises. Par contre, souhaitons que le n°4 soit à nouveau disponible car l’étape 38 et le début de la 39 sont concernés par cette carte.
En attendant une meilleure solution dans un futur pas trop éloigné (?), que les randonneurs se rassurent, nous continuerons à leur envoyer les extraits de cette carte AsF n°5 de manière individuelle. C’est vrai, pourquoi faire simple…

La Porta del Cel par Alejandro Gamarra

Logo La Porta del Cel

Quelques mots sur ce très beau circuit transfrontalier, au nom si évocateur, entre l’Ariège et la Catalogne (Parc Naturel d’Alt Pirineu) : ce parcours d’altitude est un mini-trek de plus ou moins cinq étapes qui visite la Pica d’Estats (3143 m, point culminant de la Catalogne) mais aussi le Montcalm et le Pic de Certascan.

Le Montcalm depuis la Pica d’Estats

L’itinéraire, qui fait souvent route commune avec la HRP ou la Trans pyr’, fait halte dans les refuges de Graus, de Certascan, du Pinet et de Vall Ferrera. Il a été mis à jour par Alejandro Gamarra, gardien du refuge de Certascan, dont nous vous avons déjà parlé ; il a d’ailleurs rédigé un topoguide décrivant ce trek par le menu mais il n’est pas (encore) traduit en français. Outre les sommets prestigieux à gravir, l’itinéraire, qui serpente parmi de nombreux lacs et torrents, propose une grande variété de paysages évoluant en fonction des versants et de l’altitude, passant ainsi des prairies verdoyantes à un décor glaciaire de roches et de névés…
A noter la possibilité de se faire accompagner par un guide.

Pour les amateurs de trail, la Porta del Cel peut se parcourir d’un trait mais c’est une épreuve assez « consistante » : 65 km et 5500 m de dénivelé positif (et bien sûr autant de négatif), avec en prime de nombreux passages en terrain montagne très marqué (blocs, névés…). Pour l’instant, le meilleur temps est de 11 h 57 min.

Le Pic de Sotllo et les Guins de l’Ase

Pour tout renseignement sur l’inscription, les réservations en refuges ou le règlement du trek, il suffit de consulter le site www.laportadelcel.com

Alejandro Gamarra, dont nous vous reparlerons bientôt à propos de ses problèmes avec la fédération catalane et le refugi de Certascan, nous informe qu’il vient de mettre au point un nouveau circuit transfrontalier intitulé « Muntanyes de la Llibertat » ; nous vous ferons un petit topo sur ce trek entre Ariège et Catalogne dès que nous en saurons un peu plus. En attendant, vous pouvez déjà vous régaler avec la Porta del Cel…

Eric Bérioux : Transalpes VTT

Eric Bérioux : Transalpes VTT

Avis aux amateurs de raids à VTT : la Trans’ Alpes a maintenant sa version « deux roues », avec la sortie du guide Transalpes VTT, chez Glénat. Cela faisait un moment que nous suivions le projet d’Eric Bérioux, l’auteur, et sommes heureux qu’il l’ait mené à son terme et de si belle manière.

Un guide à classer plutôt parmi les beaux livres que dans les topoguides – même s’il contient les infos d’un topo – avec son format pseudo-carré de 19 cm environ de côté et son papier glacé. La présentation est soignée et les étapes sont présentées avec une fiche technique (police un peu petite ?), le tracé et le descriptif. De superbes photos agrémentent la mise en pages, mettant ainsi en valeur tous les massifs traversés.
L’itinéraire est découpé en cinq tronçons qui sont présentés avec leur profil altimétrique. De plus, dans le livre, un QR code permet d’obtenir la trace gps des étapes au format .gpx, celle-ci étant donnée à titre indicatif.

170 pages pour cette traversée des Alpes à VTT en 25 étapes, entre Saint-Gingolph et Saint-Raphaël : le parcours est bien sûr totalement différent de notre version pédestre de la Trans’ Alpes mais les deux itinéraires se rejoignent toutefois pour quelques heures de route commune entre le refuge de la Blanche et le refuge de Maljasset. D’ailleurs, la Transalpes VTT franchit à cette occasion son point culminant, le Col de la Noire, à 2955 m. Bienvenue donc à cette traversée des Alpes en deux roues et félicitations à Eric pour ce très beau travail.

Etant publiée chez Glénat, vous n’aurez aucun mal à vous procurer la Transalpes VTT…

Refugi de l’Estany de la Gola

Ce nouveau petit refuge non gardé situé au pied des Monts Rouch est un bel abri en pierre, inauguré fin août 2010. Il peut intéresser les randonneurs de la HRP (étape 26) ou de la Trans Pyr’ (étape 18).

Même s’il n’est pas situé directement sur le tracé de l’étape qui relie le refugi Enric Pujol à Alos d’Isil, c’est un hébergement à prendre en compte au cas où… On peut s’y rendre facilement en une trentaine de minutes depuis le Coll Curios (2423 m) : il suffit de descendre au Sud en laissant à gauche l’Estany de Calberante. On atteint alors l’Estany de la Gola (environ 2250 m) dont on rejoint l’extrémité Sud.

Caractéristiques du Refugi de l’Estany de la Gola

– Altitude : 2231 m

– Situation : à environ 150 mètres au Sud-Est et en contrebas du petit barrage de l’Estany de la Gola.

– Capacité : 10 places

– Commodités : eau et cheminée

Nous remercions Pierre de nous avoir fait part de l’info sur ce refuge.

 

 

Laurence Fleury : « Une Saison en Refuge » et « Les Amis de Sunar »

Journaliste et photographe, Laurence Fleury est basée au pied des Pyrénées où elle écrit dans des journaux et des revues de tourisme et de montagne.
Nous parlerons ici plus particulièrement de deux « réalisations » de Laurence : d’abord, le livre « Une Saison en Refuge » publié en 2012 aux Editions Gypaète, puis un projet de film sur le premier Népalais (Sunar Gurung) devenu guide de haute montagne.
Une Saison en Refuge

Au cours de l’été 2010, Laurence Fleury fait une saison en tant qu’aide-gardien dans un refuge situé au pied d’un somment très très connu des Pyrénées françaises, nommé dans le livre « refuge de la Voie Normale » (je pense que tout le monde aura compris de quel refuge il s’agit).

Au delà de la fatigue inhérente à ce genre de job, l’expérience tourne vite au chemin de croix en raison de rapports pour le moins tendus avec la gardienne du refuge. Cette dernière prend d’ailleurs le doux surnom de « Nelly » dans le livre, clin d’œil à la célèbre Nelly Olson de « La petite maison dans la prairie » ; et en lisant les (més)aventures de Laurence, on mesure à quel point ce surnom est particulièrement bien choisi.

Une Saison en Refuge

Dans ce livre ne sont pas seulement décrits les rapports très particuliers entre Nelly et Laurence, même si ce sont eux qui ont motivé l’écriture de ce livre – avec un gardien plus « classique », il n’y aurait certainement pas eu ce besoin d’écrire puis de témoigner – on y découvre aussi le quotidien d’un aide-gardien en pleine saison : des journées de travail très longues et des tâches variées et pas toujours ragoûtantes comme la « corvée de chiottes ». Il faut aussi gérer les randonneurs qui arrivent à toute heure et ont parfois des exigences ou des desiderata un peu hors contexte… Le texte est rédigé de manière très spontanée, ce qui donne l’impression d’assister aux événements en temps réel.
Bref, dans ce refuge de la Voie Normale, si la voie est normale, l’ambiance l’est beaucoup moins ; c’est un refuge où la première chose qu’on vous explique lorsque vous arrivez est comment et quand payer. Et à la fin du repas, tout le monde fait (plus ou moins) gentiment la queue avec du liquide ou le chéquier à la main ; on a subitement l’impression de se retrouver à la caisse d’une pizzeria pour étudiants du Quartier Latin un samedi soir, sensation quelque peu incongrue dans un tel décor…
Bien sûr, ce récit concerne une aventure très particulière qui n’a pas vocation à altérer la très bonne réputation des refuges des Pyrénées. Les gardiens de refuge, dans leur grande majorité et pas seulement dans les Pyrénées, aiment leur travail et ne voient pas forcément dans le randonneur ou l’alpiniste qu’un simple crétin venu remplir leur tiroir-caisse. Et si certains gardiens ont vu ce témoignage d’un mauvais œil, c’est peut-être dû à l’idée qu’ils pourraient eux aussi être un jour « espionnés » de l’intérieur par un de leurs aides, ce qui n’est jamais agréable même si l’on n’a rien à se « reprocher ». Mais il faut bien se rappeler que Laurence n’avait pas en tête l’idée de relater son expérience en refuge quand elle y est arrivée ; ce sont les circonstances qui l’y ont poussée.
D’ailleurs, au moment de publier cet article, nous apprenons que le refuge de Baysselance a aujourd’hui de nouveaux gardiens, auxquels nous souhaitons la bienvenue…
Les Amis de Sunar

Cette association créée par Laurence a pour but de financer la réalisation d’un documentaire sur le parcours hors norme d’un berger népalais nommé Sunar Gurung, devenu guide de haute montagne en 2008, diplômé de l’ENSA de Chamonix. Celui-ci a grandement contribué à la création d’une école de guides au Népal, afin que les compétences des guides népalais soient enfin reconnues à leur juste valeur ; car bien sûr, il y a peu d’occidentaux qui gravissent les hauts sommets himalayens sans l’aide de ces guides. Un appel à souscription est lancé pour ce projet en cours de réalisation ; si vous voulez y contribuer, vous trouverez tous les renseignements dans le pdf ci-dessous ou sur le site de Laurence Fleury http://www.laurence-fleury.fr/

Trans’ Alpes, HRP, Trans Pyr’ : un cru 2013 exceptionnel… Vos impressions ?

Vous avez parcouru tout ou partie de la Trans’ Alpes, de la Trans Pyr’ ou de la HRP et vous voulez partager vos impressions sur cet été 2013 plutôt très beau mais à l’enneigement très important et très tardif.
Bien sûr, les Pyrénées sont concernées au premier chef par cet enneigement mais les randonneurs de la Trans’ Alpes ont trouvé beaucoup de neige aussi sur leur parcours. Face à l’enneigement, certains se sont équipés pour tenter de suivre l’itinéraire à la lettre alors que d’autres ont préféré revoir leur parcours à la baisse (d’altitude) ou différer leur départ.
Vos commentaires sur cet été assez particulier sont les bienvenus, de même que vos remarques sur les itinéraires ou sur les topos…

Past’oral par Olivier Cazes

« Past’oral » d’Olivier Cazes

Après Joseph Thirant, gardien du refuge de la Grange de Holle à Gavarnie, c’est au tour d’Olivier Cazes, gardien du refuge de Mariailles près du Canigou, de publier un ouvrage de « terroir » au titre parfaitement choisi « Past’oral« .

Mais au contraire de Joseph qui retranscrit intégralement la parole des bergers et artisans de sa vallée, Olivier écrit ou récrit avec un style très personnel des histoires pyrénéennes mais aussi des histoires plus locales, en l’occurrence de bergers ariégeois. Et Olivier est un pur conteur : en quelques pages, les histoires sont narrées dans un style dense et vif, le texte est fluide et truffé de bons mots, si bien qu’on a tendance à le dévorer d’un trait pour pouvoir ensuite feuilleter l’ouvrage plus calmement.

Car le texte est enrichi de photos (ariégeoises elles aussi) pour l’essentiel associées à la transhumance, prises par Olivier en noir et blanc, absolument somptueuses et criantes de vérité (parce qu’elles sont ariégeoises ?). Ajoutez à cela de très belles illustrations (de Régine Bedin) et une mise en pages sobre mais très « classe » qui donnent encore plus de poids à l’ouvrage.

Bref, vous aurez compris qu’on vous recommande chaudement « Past’oral » et nous félicitons encore Olivier pour cette belle réussite. L’ouvrage est disponible au refuge de Mariailles ou à l’adresse suivante : livrepastoral@gmail.com, au prix de 23 €.

Caractéristiques du livre : 96 pages, format 17,3 cm x 24 cm.