Trans’ Alpes, Trans Pyr’ et HRP 2016 : vos retours

Alors que de nombreux randonneurs sont déjà rentrés de leur périple dans les Alpes ou dans les Pyrénées, nous ouvrons avec un peu de retard notre rubrique sur vos retours de rando 2016.
Vous pouvez nous renseigner sur les changements que vous aurez observés (gardiens de refuge, état de certaines cabanes, itinéraire…) mais aussi nous livrer vos impressions sur les paysages traversés, sur vos rencontres humaines et animales ; ou suggérer de nouvelles variantes…

13 réflexions au sujet de « Trans’ Alpes, Trans Pyr’ et HRP 2016 : vos retours »

  1. Pseudo: Patrice83
    Je viens de terminer la traversée des pyrénées de Banyuls à Hendaye du 21 juin au 25 juillet 2016
    Quelques remarques sur le topo, qui j’espère apporterons des points positifs dans son évolution
    Etape 6 repère horaire 1:45. Source à environ 300m du refuge de Pla Guilhem.
    Depuis le refuge prendre une orientation S/O et en conservant la même altitude vous trouverez une source. Par temps dégagé, vous verrez au loin une zone verte avec un rocher plat surmonté d’un cairn. Source visitée en 2015 et 24/06/2016 et alimentée
    Etape 10 repère horaire 0:00. Sortie de l’Hospitalet
    Sortir de l’Hospitalet par le passage à niveau et remonter la route nationale, après la centrale ERDF, emprunter le sentier à droite. Pas vu de panneau indiquant « Refuge de Rhule », un balisage GR visible un peu plus haut.
    Etape 10 page 55 repère horaire 1:20
    « Ou l’on retrouve l’itinéraire de l’étape 11 », lorsque vous arrivez sur la grande piste, traversez le torrent devant vous et remontez en face vous pour retrouver le sentier qui monte à la cabane Sorda, le panneau est au sol.
    Etape 22 page 121 repère horaire 2:30. Qui laisse à droite un laquet de forme complexe, modifier par qui laisse à gauche un laquet de forme complexe.
    Etape 34 page 181 repère horaire 4:30. fin de chapitre « prendre une petite route à droite vers 1265m pendant 3 minutes » En réalité, il faut franchir une chaîne qui barre la route pendant ces 3 minutes et prendre à gauche un sentier « panneau Saoubiste » qui monte en forêt en gros SSO
    Etape 41 page 208 repère horaire 3:15. Il est écrit « quitter alors les balises du GR10 et rejoindre le sommet au sud ». Avec une visibilité inférieur à 30m impossible de s’orienter sans GPS. La seule solution continuer sur le GR10 jusqu’au cromlechs que vous laissés à votre droite, emprunter le sentier à gauche balisé GRT9 qui vous emmène directement au col d’Oraaté et si la visibilité est vraiment nul, de ce col vous pouvez suivre le GR12 en direction de Azpegi qui passe près du refugio Azpegiko Aterbea (page 211 repère horaire 2:45). Ce GR12 est parfaitement balisé par temps de brouillard, une balise tous les 30m, merci à nos amis espagnol
    à bientôt
    Patrice83

  2. Bonjour à tous,

    Après 2 parties de Transalpes  » aménagée » ( bivouacs, bonus, modifications d itinéraire ….) en 2014 et 2015, je reviens tout juste d une 3 e partie de 7 jours, entre le Boreon et la madone de Fenestre.
    Un très grand merci à Jérôme Bonnaux pour ce parcours, le topo précieux, les scans de carte ASF introuvable qu il a bien voulu me faire l an dernier et qui m ont été bien utiles!!!

    Pour cette année: bivouac au lac du mercantour, accès cairné à la cime du mercantour par des blocs et pentes herbeuses, descente directe par l arête sur le col du mercantour ( cairné). Il est possible sinon de rejoindre directement le col Cerise depuis le lac du Mercantour, par une sente cairnée ouest- nord ouest.
    Depuis le col du mercantour, Sentier italien ( points rouges) qui passe sous le lac Nasta. Très beaux emplacements de bivouac â quelques mètres du lac. Cima del Baus 3067 m au dessus du lac Nasta, cairnée ( croix au sommet visible du lac)
    Refuge Genova très sympa. Emplacements de bivouac sympas juste au dessous du col de fenestrelle en redescendant sur le refuge Soria Elena.
    Refuge Soria Elena: bonne cuisine. Traversée sous le Gelas par l arête des glaciers: faite le 12 aout, sans matériel spécifique. Névés raides encore en place, mais contournables par le bas par les rochers. Magnifique traversée, sauvage, beaucoup de bouquetins, belles vues sur le Mont Rose, le Viso, etc…..cabane de bivouac Moncalieri très bien située, à mi parcours environ, au dessus du lac Bianco, 10 couchages, très sympa. Étape à ne pas faire par mauvais temps ou brouillard.
    Refuge pagari très accueillant, bio……..petits dortoirs en enfilade donc pas très calme à l intérieur ( sauf celui du fond). 4 ou 5 emplacements de bivouac juste à coté.
    Pas de Pagari puis Mont Clapier 3045 m ( départ cairné 150 m après le Pas de Pagari): magnifique vue.
    Bivouac aux lacs du Mont Clapier, beaucoup d emplacements, belle vue.

    L eau est toujours présente sur le parcours, et permet un portage minimum grâce aux pastilles de micropur.
    Nous avons rencontré pour la première fois des randonneurs qui connaissaient bien la Trasalpes, ça fait plaisir!

    Une très belle semaine pour nous, et déjà l envie de repartir……
    Merci encore à Jérôme et à tous les acteurs Transalpes.

    Merci encore pour

  3. Etapes 18 à 26 faites ce mois-ci.
    Les 1ères étapes rouges sont difficiles, avec les pierriers…
    Etape 20: pourquoi ne pas faire le petit crochet (au Pont Bonneval)
    pour aller au Fort de la Turra? un sentier rejoint ensuite le pas de
    la Beccia. De plus de nombreux panneaux dans ce secteur incitent à ne
    pas sortir des sentiers (troupeaux)…
    Etape 24: une navette en mini-bus, moyennant 5.50€ permet de
    rejoindre le fond de la vallée, par la piste.
    Au col Clapis, si on monte à gauche (cairns) on peut monter
    facilement au sommet Appenna, d’où la vue est encore plus dégagée
    (Mont Rose…)
    Etape 25: nous avons fait le Bric Froid en traversée.
    A noter que le refuge du Cuchet n’est plus gardé (la nuit coûte
    10€); le téléphone portable du gite le Cassu a changé
    (0682480999).

    Cordialement
    Anne

  4. Bonjour,
    Retour sur 7 jours dans les Pyrénées Centrales. J’ai pris des libertés sur l’itinéraire proposé par Trans’Pyr.
    Le refuge des Sarradets sous la brèche de Roland est en cours de réfection jusqu’en 2018.
    Toujours pas de refuge dans le cirque de Barroude suite à l’incendie qui l’a détruit.
    Un peu de lecture ici : http://matraversee.blog4ever.com/articles/acte-4-du-luchonnais-aux-hautes-pyranaes

    Amicalement,
    Ludo

  5. Gavarnie, refuge des Sarradets (Brèche de Roland) en cours de travaux, partiellement fermé en 2016. Il sera fermé en 2017 avec une fin des travaux à l’automne 2017, inauguration en 2018. Coût des travaux 3 100 000€.

  6. Bonjour,
    J’ai parcouru cet été la Trans’Alpes en commençant par la partie sud du 9 au 23 juillet soit 16 étapes et la partie nord du 17 août au 2 septembre en aussi 16 étapes.
    Je suis parti en autonomie c’est à dire avec le matériel pour bivouac et du ravitaillement pour tenir 5 à 6 jours pour la partie sud, les points possibles de ravitaillement étant plus espacés que sur la partie nord où l’on peut refaire des compléments tous 2 à 3 jours sans problèmes.
    Le poids du sac à dos variant entre 14 et 17 kgs.

    Avant tout je tiens encore à remercier Jérôme Bonneau pour le remarquable topo -guide de ce parcours, c’est clair, à la fois concis et précis, ça va à l’essentiel tout en entrouvrant d’autres possibilités de parcours, les indications horaires sont très correctes et donnent à tout randonneur un peu motivé et ayant un minimum d’expérience la possibilité de parcourir tout où partie de ce magnifique itinéraire en totale liberté.
    Les traits d’humours qui égaillent le topo sont de bonnes respirations et relativisent bien les situations parfois un peu tendues du moment.
    Tout montagnard peut y trouver son bonheur et y exprimer ses envies.

    J’ai donc cheminé en restant sur le parcours décrit, qui pour moi a été un fil conducteur me donnant toute liberté pour avancer à mon rythme, selon mon humeur, ma forme, en ayant la possibilité de trouver chaque soir un emplacement de bivouac qui m’allait bien.
    J’ai aussi beaucoup apprécié de parcourir des secteurs peu où pas du tout fréquentés où l’on prends toute la mesure d’une marche en solitaire….
    Trente deux jours de bonheur total.

    Détails de mon parcours avec quelques remarques ou suggestions.

    -1) Meillerie – Lajoux (Prologue si l’on peut dire…).
    -2) Lajoux – Lac de Neuteu : la descente de la Dent d’Oche m’a paru plutôt difficile( roches bien lisses et patinées qui plus est mouillées ce jour là et certainement le poids du sac, heureusement il y a des câbles).
    -3)Lac de Neuteu – refuge de Trébentaz : accueil trés sympa, ambiance du site superbe, 2 emplacements pour « petite tente » moyennant 5 euros, la vue et surtout la gentillesse de Norbert et Marie Noëlle n’ont pas de prix.
    -4)Refuge de Trébentaz- cabane de Chésery: idem que la veille pour l’ambiance et l’accueil de Vivi et Simone, emplacement de bivouac à quelques mètres de la cabane. Il faut vraiment goûter le saucisson de brebis…. et le fromage d’alpage .
    -5)Cabane de Chésery – lac de la Vogealle ( montée du Pas au Taureau sans neige le 21 août), les câbles aident bien car c’est raide…).
    -6)Lac de la Vogealle – Mont Buet: si la météo est de la partie c’est un bivouac de rêve face au Mont Blanc. Il y 2 emplacements bien plats avec murets, bien ventés quand même, avant l’abri de Pictet, pour l’eau soit névés au sommet, soit faire le plein des gourdes au niveau de résurgences entre le Grenier de Communes et la ligne THT. Quelques névés sur le chemin vers le col de Salenton mais aucun problèmes.
    -7)Mont Buet – cabane des Grands Dessus: le refuge du col de Balme,si on peut appeler ça un refuge, est à contourner, à éviter, à fuir, tout ce qui intéresse les tenanciers c’est votre argent (ex: pour cause d’eau soit disant non potable ils vendaient 6 euros les 1.5l d’eau en bouteille), pas mal le bénéfice réalisé quant on sait le passage lié au TMB et l’accès en véhicule pour les gardiens…, pour info il y a de l’eau avant et surtout après en prenant le sentier vers les Grands.
    Par contre il faut vraiment aller et s’arrêter à la cabane des Grands Dessus: pour le site au pied du glacier du , la vue sur le vallon d’Arpette mais surtout pour l’ambiance de ce refuge tenu par les bénévoles du Club Alpin Suisse, de plus il y a un emplacement de bivouac un peu au dessus et la possibilité de se doucher gratuit avec de l’eau chaude « solaire » si l’on arrive assez tôt, mais même de l’eau froide sera cent fois meilleure que l’eau tiède du refuge de Balme.
    Dormir ici permet aussi de faire à l’ombre la montée vers la fenêtre d’Arpette ce qui est fort par appréciable!!!.
    -8)Cabane des Grands Dessus – Lac d’Orny: pas de bivouac possible à coté de la cabane d’Orny, il faut se poser un peu avant, au dessus du lac d’Orny où il y a de nombreux et superbes emplacements, petite plage à l’abri des regards au bord du lac qui autorise à un nettoyage complet si on ne craint pas l’eau fraîche !!!!.
    -9)Lac d’Orny- refuge Bonatti: incontournable ravitaillement à la Fouly à la une supérette à coté de l’office de tourisme, le plus difficile est d’en sortir avec le strict nécessaire tant il y a de choix, de plus l’accueil est très sympa, le client est roi et le mot service prends ici tout son sens, idem un arrêt s’impose au gîte de la Léchère un plus haut.
    La descente du Petit col Ferret est à faire avec attention, ne pas se laisser distraire par la vue splendide, car elle c’est très très raide sur un éperon mi herbeux- mi pierreux.
    Le bivouac à coté du refuge Bonatti étant interdit il faut essayer de trouver un emplacement avant d’y arriver soit vers Malatra Desot, soit sous le sentier au bord d’un petit ruisseau juste avant le refuge(petit plat pour une tente).
    -10)Refuge Bonatti- Lac d’Arpy: super parcours jusqu’à Morgex sur lequel je n’ai rencontré qu’un seul randonneur, dans la descente du col du Bataillon d’Aoste au niveau des côtes 1980- 1940, quand le sentier franchit deux ravines bien prononcées, le sentier à quasiment disparu à cet endroit, certainement suite à des fortes pluies qui ont raviné et détruit l’assise de celui-ci,à mon avis par temps d’orage le passage doit être impossible et risqué.Il existe un autre sentier après le grand Plan et qui passe rive droite du torrent,il est bien tracé et visible, j’y ai vu au moins une personne dessus et il rejoint l’itinéraire au niveau de Chambave.
    Ravitaillement à Morgex dans la rue centrale, dans une épicerie semblable à celle de la Fouly.
    Bivouac au lac d’Arpy.
    -11)Lac d’Arpy- Lacs de Bella Comba: parcours très sauvage surtout entre le lac de Pierre Rouge et le col Colmet ainsi que la descente de celui-ci, faire l’ascension du Mont Colmet, quel point de vue!!!, la descente très longue du col Colmet demande beaucoup de vigilance dans ce dédale de blocs, mieux vaut éviter la chute.
    Le refuge Deffeyes face au glacier du Ruitor mérite vraiment une bonne pause pour la vue, la bière, la cuisine et l’accueil.
    Bivouac entre les deux lacs de Bella Comba, rive droite du premier lac, on retrouve des cairns qui permettent de rejoindre le sentier du col du Tachuy.
    -12)Lacs de Bella Comba- refuge de l’Archeboc: possibilité de bivouac juste au dessus du refuge(1 emplacement), demander à la gardienne qui par ailleurs cuisine fort bien comme à la maison je dirais, les boites de conserve ne connaissent pas l’endroit.
    -13)Refuge de l’Archeboc- Tignes Val Claret: la traversée du plateau qui suit le col d’Argentière demande vraiment de bonnes conditions de visibilité, il existe un balisage »sauvage », des cercles de peinture rouge mais qui m’ont paru assez fantaisistes, j’ai préféré m’en tenir aux nombreux cairns .Après le repaire 2720 il faut rester sur la sente qui part presque à l’horizontale malgré la peinture rouge qui « ferme  » la sente, ne pas chercher à descendre direct sur le grand plat car les abrupts y sont pour de bon.
    La traversée de Tignes n’est pas le moment le plus plaisant de la Trans’Alp,arrivé aux Brévières j’ai bien essayé le stop mais pas de succès alors j’ai pris le sentier qui rejoint le lac de Chevril et les Boisses, de là j’ai pris une navette jusqu’à Tignes Lac n’ayant plus le courage de prendre le sentier qui passe sous les remontées mécaniques tout en longeant la route, de Tignes Lac à Val Claret on peut longer le lac sur environ 2 km ce n’est pas le pire!!!.
    Hébergement possible à l’hôtel de la Vanoise pour 53 euros ce soir là, petit déjeuner très copieux compris.
    -14)Tignes Val Claret- Plan des Cavales ( sous le col 3101 m) : idem étape précédente de bonnes conditions météos sont requises, beaucoup de hors sentier, orientation et un peu d’intuition sont nécessaires, hyper sauvage, très esprit Trans’Alpes, bivouac au Plan des Cavales, pas d’eau plus bas il faut arriver au refuge du Cuchet.
    -15)Plan des Cavales – haut du vallon d’Ambin :ravitaillement de qualité à Lanslebourg, le Sentier des Chèvres est très bien aménagé, il fallait l’oser.Le refuge d’Ambin, le 1er septembre n’était plus gardé mais ouvert, possibilité d’y dormir. Bivouac au bord du torrent à une heure environ du lac d’Ambin où je n’ai pas vu d’emplacement correct.
    Le bivouac Blais est vraiment superbement placé et très propre, pas d’eau.
    -16)Vallon d’Ambin- Salbertrand: le cappucino, la tarte au chocolat,le sourire et la gentillesse des gardiennes du refuge Levi Molinari, quelle plus belle fin pour ma Trans’Alp du nord……………..
    -17)Salbertrand- côte 2135 au dessus du refuge Arlaud: bivouac avec eau et … moustiques.
    -18)côte 2135- au départ du sentier vers lac Fauri dans le val Troncéa côte 2015.
    -19)côte 2015- chapelle de la Montette, passage et casse crôute au refuge d’Alpe Plane, fromages vache et chèvre de la ferme délicieux.
    Bivouac en aval de la Montette dans un pré rive droite du torrent.
    -20)La Montette- lac Egorgéou avec un crochet AR par Abriès en stop pour ravitaillement complet, beau emplacement de bivouac au bord du lac.
    -21)Lac Egorgéou- Lacs Blanchet : monté au pain de Sucre, beau point de vue sur le Viso, beaucoup de monde sur le secteur du col d’Agnel, Vtétistes sur les sentiers jusqu’à 3000m au pic de Caramantran. Sur les conseils du gardien du refuge de la Blanche, je bivouaque aux lacs Blanchet.
    – 22)Lacs Blanchet- Bivouac Barenghi: j’ai fait deux étapes en une à cause d’une perturbation annoncée pour le lendemain avec la neige dés 2300 m, je ne voulais pas rester bloqué à Maljasset et ne pas pouvoir passer les cols d’altitude en sécurité.Effectivement il est tombé 20cm de neige bien froide entre 18h30 et 23h00 le 14 juillet.Bivouac sous tente à côté de l’abri Barenghi qui était plus que complet ce soir là.Dix personnes et deux chiens pour neuf places !!!.
    -23)Bivouac Barenghi- camping de Larche: Malgré la neige tombée la veille l’étape était bien faisable y compris l’ascension de la Tête de la Fréma, magnifique ambiance hivernale en plein mois de juillet,plus bas c’était magique: la neige, les fleurs, la pelouse, les ruisseaux et ce ciel d’un bleu si pur. Grand moment dans la montée du col de la Portiolette.Il y aura de la neige jusqu’à environ 2100m.
    Camping à Larche, où j’ai récupéré un colis au gîte de Madame Lions, que la soupe de légumes qui cuisait et les clafoutis posés sur le rebord de la fenêtre m’ont fait envie ce jour là, mais malheureusement le gîte était complet ce soir.
    -24)Larche – Lacs de Morgon: depuis le pas de la Cavale il faut vraiment bien repérer l’itinéraire des lacs de Morgon, pour ma part j’ai visé la cabane à 2254m, puis je suis parti en direction d’un sentier visible sous le déversoir des premiers lacs bien à droite, ça passe bien et on arrive dans le bassin lacustre, bivouac au bord d’un des lacs du milieu.
    -25)Lacs de Morgon- Lac de Rabuons: superbe étape quasiment hors sentier entre le refuge de Vens et le refuge de Rabuons. Aprés les lacs de Ténibre, l’ascension du mont Ténibre se fait en suivant des cairns puis un balisage rouge semblant venir du versant italien, il est bien utile sur la fin où il faut un peu chercher les passages et poser les mains.
    Par contre ce balisage rouge se poursuit pour la traversée et la descente,il faut vraiment le quitter au niveau de la cote 2993 et rester sur les cairns, j’aurais dû le faire, j’ai suivi ces balises rouges et elles ne mènent nulle part si ce n’est qu’elles se perdent sur la dite arête, du coup il faut remonter sur 100 mètres de dénivellé en terrain bien raide et rocheux pour retrouver le bon passage .
    Passage et arrêt au refuge de Rabuons où vous pourrez prendre la plus panoramique des douches, à ne pas manquer d’autant que l’accueil est trés bon. Bivouac au bord de l’immense lac de Rabuons que je contournerais par le sud pour retrouver l’itinéraire du Pas de Corborant.
    -26)Lac de Rabuons – Santa Anna di Vinadio: Accés au pas de Corborant avec un névé incontournable, le 18 juillet sur environ 20 mètres de largeur en neige dure, piolet très utile voire indispensable.la suite de l’étape est au diapason tout simplement grandiose, j’ai parcouru en totale solitude les chemins militaires du versant italien.C’est très,très long mais quel plaisir de pouvoir encore parcourir en 2016 ces chemins de vertige, je pense en particulier à la montée vers la Serriera de l’Autaret tracée dans une pelouse quasiment verticale, pour moi encore plus impressionnante que le Passo del Bué.
    Même si ces sentiers sont encore pour la plupart en très bon état par endroits on voit bien que la montagne et les années sont en train de les manger.
    -27)Santa Anna di Vinadio-Lagho del Claus: ravitaillement à Isola 2000 en AR depuis le col de la Lombarde, on retrouve les mêmes chemins militaires tout le long.Bivouac au bord du lago del Claus avec l’embarras du choix pour camper, c’est un lac très découpé avec des anses, des criques, des presqu’iles et plein de ruisseaux très calmes qui serpentent autour.
    Personne, que des chamois partout….
    -28)Lagho del Claus- Lagho Nasta: montée vers le refuge Remondino en plein soleil de midi…., refuge Remondino très bien placé et fort agréable.
    Bivouac au lac « glacé »di Nasta sous le sommet éponyme, quelle solitude, ambiance irréelle du coucher de soleil, puis le froid s’installe.
    -29)Lagho Nasta- Lagho Bianco di Gelas: passage et pause matinale au refuge Genova, à Soria Elena pour le repas du midi, une vrai belle escale avec des gardiens très sympas.
    Montée vers le Gelas et traversée du névé avant la Cresta di Ghiacciai, le 21 juillet: piolet indispensable, crampons pas nécessaires.
    Bivouac au lagho Bianco di Gelas
    – 30)Lagho Bianco di Gelas- Refuge des Merveilles: passage au refuge Pagari avec une ambiance toujours aussi empreinte de calme et sérénité, je suis seul ce matin avec Aladar le gardien tutélaire de ces lieux.Un personnage.
    Bivouac au dessus du refuge des Merveilles sur un espace prévu à cet usage.
    -31) Refuge des Merveilles- Sospel: effectivement c’est une bien longue étape mais malgré tout assez roulante, de nombreuses balises GR sont effacées ou peu visible, le contournement du Mangiabo par son versant ouest est très beau et peu difficile même s’il est indiqué comme délicat.Camping à Sospel.
    -32)Sospel- Menton: ne pas oublier de remplir les gourdes, la fontaine au col du Razet coulait bien le 24 juillet.Rester vigilant dans les descentes sur surtout au dessus de Menton le sentier est raide par endroits et toujours caillouteux à quelques mètres du terme de ce périple il serait dommage de rayer la carrosserie.
    Gare de Menton Caravan fermée le dimanche, j’ai essayé de dormir au camping municipal Saint Michel(les cigales, la chaleur et puis l’ambiance estivale d’un camping) font qu’il ne me tardait qu’une chose….partir.
    La gare est juste un peu plus bas à dix minutes à pied par les escaliers.

    Mon dernier mot sera: allez y, osez, prenez les sentiers, vivez votre aventure seul ou à plusieurs et merci de tout cœur à Jérôme Bonneau.

  7. bonjour,
    hé ben moi j’ai acheté le livre Trans’alpes mais, au dernier moment, pas pu partir because un genou en berne. pas grave, je me console en lisant vos posts et… ça ira mieux l’an prochain.
    Ah, j’en profite pour donner des infos plus fraîches sur la haute vallée de l’Ubaye (étape 28) que je connais bien pour y transhumer chaque année.
    Donc, en partant du haut :
    1/ la carcasse d’avion vers la cabane du col a pratiquemment disparu, juste quelques bouts de tôle.
    2/ contrairement à ce qui se dit sur certains sites, les cabanes (du Col du Peyron, etc) ne sont pas des refuges, gardés ou non, mais des cabanes privées, de bergers, occupées du 25 juin au 10 octobre. Ne pas s’y pointer en terrain conquis en commandant une bière ! Par contre ils sont sympas et vous dépanneront bien volontiers en cas de coup de chien, mauvais temps, entorse etc.. Pour les patous, comme ça ne s’arrange pas (!..) je fais un post spécifique
    3/un peu plus bas, vers la cabane de la Blave (cote 2172) ne pas suivre le GR pour le ravin de la Salcette, de plus en plus dangereux, mais tirer à gauche, joli chemin plat sur au moins 1.5 km (ancien canal)et descente raide par « Le Ga », pour rejoindre le pont , c’est là qu’on passe avec les moutons.
    4/ Epiceries : celle de Maljasset est fermée depuis au moins 4 ans, il y en a une petite à St Paul, pas mal achalandée mais ça fait 20 bornes, (descendre en stop ça marche bien)

    • Je suis intéressé par la remarque  » ne pas suivre le GR pour le ravin de la Salcette, de plus en plus dangereux, mais tirer à gauche, joli chemin plat sur au moins 1.5 km (ancien canal)et descente raide par « Le Ga », pour rejoindre le pont ». Effectivement j’ai essayé de passer par là -en sens inverse, venant de Maljasset- il y a un ou deux ans-, et j’ai rebroussé chemin, ‘je ne le sentais pas’, glissant (terre humide), raviné par en dessous (ça va finir au fond) par le torrent de l’Ubaye, etc…. Question : y a-t-il des repères ou les passages conseillés sont-ils facilement visibles de la côte 2172 ? Est-ce que cela correspond aux pointillés que l’on trouve (ou trouvait) sur les topos (1/25000) de l’IGN ? Ou bien faut-il passer par la cabane de la Blave, donc déjà en rive gauche (dés la côte 2196) si on le parcourt du nord au sud ? Merci.

      • Bonjour,
        Oui, ça correspond au pointillés pour partie.
        donc en descendant en direction de Maljasset : à partir de la cabane de la Blave tu quittes le GR et tu serres à gauche en coupant deux ou trois torrents. ce n’est pas vraiment tracé mais au bout de 2-300 m tu trouves un chemin parfaitement plat (ancien canal). le suivre sur un bon km environ , on passe dans des parties ombragées , et quand il débouche au dessus d’une grande pente bien raide (20 mn de bavante, montre en main, quand on monte !) là où il y a une ruine de cabane, descendre tout droit, en bas on voit le torrent et le plan de Parouart. au torrent on rejoint le pont.

  8. Les Patous
    Je n’ouvre pas le débat politico-écologico-fantasmatico etc ; chacun est assez grand. Mais on ne doit pas cacher que la tension est de plus en plus en vive entre acteurs locaux, bergers, élus, gendarmerie, randonneurs (dont certains se comportent vraiment comme des c…)sur cette question, finalement, autour du Loup.
    Les connaissant bien (je parle des patous) depuis mes 3 ans de transhumances, je me permets de donner quelques conseils :
    – tout d’abord, normalement ils sont gentils et uniquement préoccupés par la protection du troupeau en jappant. Mais, vu l’augmentation des attaques de loups, les bergers ont tendance à augmenter leur nombre et certains chiens sont un peu « tarés » du fait des croisements consanguins. Donc ils peuvent aller au contact.
    1/ quand vous voyez le troupeau, commencez tout de suite à le contourner de loin (200m minimum), quittez carrément le GR si le troupeau est dessus ; ou bien faîtes une pause, le temps qu’il l’ait traversé.
    2/ si vous en avez, repliez les bâtons et gardez-les cachés : sinon les patous voient un animal à 4 pattes…ne jamais s’approcher d’eux en levant le bâton !
    3/ enlevez les lunettes de soleil : il faut qu’ils voient vos yeux.
    4/ enfin, procurez-vous avant de partir le « Dazer II » petit émetteur d’ultra-sons (50€ environ chez les armuriers). Certains bergers en ont. Efficace jusqu’à 15-20m. Quand ils approchent, dirigez-le vers eux en appuyant sur le bouton et en criant – plutôt, en gueulant – « au troupeau ! va au troupeau ! » d’une voix mâle et autoritaire, plusieurs fois, comme si vous étiez le berger. ça marche. emportez une pile de rechange.
    5/ certains bergers vous proposent même de traverser le troupeau avec eux.
    6/ le Dazer II marche, bien sûr, avec tous les chiens.

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